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les vertus de L’arbousier bio et de son fruit comestible l’arbouse sont INNOMBRABLES….un arbre miracle!

Autrefois trés présent dans le Pays d’Arles en général, mais plus particulièrement dans les garrigues du plateau situé entre Arles et Nîmes, cet arbre aux multiples qualités disparaît de notre contrée…..

Les fruits, de même que les feuilles et les graines, sont très riches en vitamines C, E, A, B1, B2, F, K et P, en protéines (principalement globuline et albumine), en acides gras saturés (acides palmitique et palmitoléique) et insaturés (acides linolénique et linoléique), en acides aminés, en sucres et en hydrates de carbone. Son activité antioxydante est de 93,6%.

LA FICHE TECHNIQUE

Autres noms communs : Arbre aux fraises
Nom scientifique : Arbutus unedo
Nom occitan : Arboç, Arboçièr, Darboçièr, Faus-fraguièr.
Famille des : Éricacées
Comestible : Oui
Cycle de vie : Vivace
Méditerranéenne : Oui
Protégée : Non
Toxique : Non
Mortelle : Non
Altitude : 30 – 800 m
Type de végétal : Arbre
Type de racine : Pivotante
Taille : 400-500 cm
Habitat : garrigue boisée, en sols acides, riches, bien drainés et ensoleillés.
Répartition : Bassin méditerranéen occidental.
Origine : Bassin méditerranéen
Étymologies : Unedo : du latin ‘un edo’ (je n’en mange qu’un).
Arbousier : du celte ‘arbois’ (bois austère).

Propriétés médicinales : Feuilles : Astringentes, Diurétiques, Antiseptique des voies urinaires.
Feuilles et Fruits : inflammatoire, Antirhumatismale, diurétique.
Goût : Fruit : Goût agréable, mais fade, en confiture proche du coing, Saveur : douce, légèrement acidulé et farineuse.
Composition : Fruit : Saccharose, Sucre interverti, Acide malique.
Graines : Huile grasse.
Feuilles : Tanin, Arbutoside.

Utilisation médicinale : Feuilles : en décoction.

Utilisation en cuisine

Les arbouses peuvent être cuisinées en confiture, gelée, compote. On peut en faire du vinaigre, de la liqueur ou du vin.
On sait que l’arbouse était utilisée pour faire des alcools au Moyen-Age. Cette année, nous avons fait de l’alcool d’arbouses:
Pour un kilo de fruits, il vous faut 1 litre d’alcool du commerce à 40°.
Rincez les arbouses puis mixez – les au “robot plongeur”.

– Fermer le bocal et laisser macérer 60 jours.

– Filtrer la préparation et mettre en bouteille.

– Conserver à l’abri de la lumière.

L'arbousier...un arbre miracle!

L’arbousier…un arbre miracle!

Autres utilisations et vertus :

– Les feuilles servaient au tannage des peaux.
– Le bois, au grain très fin, est utilisé en ébénisterie.

Actuellement, l’arbousier attire l’attention de nombreux chercheurs à travers le monde, incluant ceux de l’Amérique du Nord, principalement pour ses valeurs nutritives et médicinales. La concentration en vitamine C de ses fruits est 30 fois supérieure à celle de l’orange, 25 fois celle de la fraise et 5 fois celle du kiwi. Leur teneur en vitamine E excède celle du blé, du maïs et de la fève de soja.

En Europe et en Asie, on utilise des préparations d’huile d’argousier dans les hôpitaux pour le traitement des brûlures, des plaies de lit et autres complications cutanées. Une dizaine de médicaments ont été conçus à partir des huiles et sont disponibles sous différentes formes (liquide, pastilles, liniments, suppositoires, aérosols, etc.). En usage interne, l’argousier est employé pour le traitement et la prévention des ulcères d’estomac et du duodénum, de l’hyperlipémie du sang, des maux d’yeux, de la gingivite et des maladies cardio-vasculaires comme l’hypertension artérielle et les maladies coronariennes.

– Les feuilles, astringentes (provoquent la contraction des tissus et des vaisseaux sanguins et stimulent la coagulation du sang), ont des propriétés diurétiques et antiseptiques.

– Les écorces, les feuilles et les fruits sont utilisés pour le tannage des peaux.

– Les écorces sont parfois utilisées contre les diarrhées. Les fleurs favorisent la transpiration et sont donc antipyrétiques (aident à réduire la fièvre).

– Les racines sont utilisées en décoction contre l’hypertension et l’artériosclérose.

– A haute dose, le fruit peut être stupéfiant.

Avant toute utilisation médicale, demander l’avis de votre médecin

Récolte : Fruit : octobre – février, ou même avant maturité quand ils sont déjà oranges .

LES RECETTES

LA GELEE D’ARBOUSES

– Rincez les arbouses à l’eau froide puis mettez-les dans un confiturier et recouvrez-les presque complètement d’eau froide. Portez sur le feu et faites cuire environ quinze minutes à feu doux.

– Passez les fruits au travers d’un chinois étamine afin d’éliminer la peau, pressez bien pour recueillir tout le jus. Pesez-le puis ajoutez au jus son poids de sucre. Faites frémir sur feu doux en écumant de temps en temps. La cuisson est terminée quand le jus forme de petites perles. Laissez refroidir quelques minutes avant de mettre en pots.

LA CONFITURE D’ARBOUSES

– Rincez les arbouses à l’eau froide puis mettez-les dans un confiturier. Ajoutez le

Recette poulet au miel d’arbousier et au safran

sucre, (Sucre à confiture 1kg par kg d’arbouses)
– Pressez les citrons ( 1 citron pour 1.5 kg d’arbouses) et ajoutez leur jus dans le confiturier. Mélangez bien. Laissez macérer 12 heures.


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L’Arbousier bio ou Arbousier commun (Arbutus unedo), fraisier en arbre ou arbre à fraises, frôle ou olonie, est une espèce d’arbustes ou de petits arbres notamment répandus dans le Midi de la France de la famille des Ericaceae.

Pline l’Ancien explique ainsi son nom de « unedo » que Linné réutilisera pour le nom scientifique de l’espèce : « L’arbouse est un fruit sans mérite ; le nom qu’il porte (unedo) l’indique ; il vient de ce qu’on ne mange qu’une arbouse (unum edo) ».
Les arbouses, fruits de l’arbousier, assez méconnues en France, sont appréciées en Espagne où elles entrent dans la composition de certains gâteaux, et au nord du Maroc où les enfants les vendent au bord des routes du Rif en novembre, ainsi qu’en Algérie.
Cette espèce est considérée comme sensible au feu et pyrophile.

Description

L’arbousier est un arbre de 5 à 15 mètres de haut. L’écorce, gris brunâtre à la base, devient rougeâtre à la partie supérieure.
Ses feuilles à bordure dentée d’une dizaine de centimètres de long sont persistantes ovales, alternes, vert foncé luisant au-dessus, vert pâle dessous. Elles sont riches en tanins.
Les fleurs blanc-verdâtre, en forme de clochettes blanches pendent en grappes et apparaissent en septembre-octobre, en même temps que les fruits.
Le fruit rouge orangé à maturité est une baie charnue, sphérique, à peau rugueuse, couverte de petites pointes coniques. Toutefois, il ne faut pas le confondre avec la fraise chinoise (Myrica rubra) très similaire mais qui possède un noyau. C’est un fruit comestible, sans goût très prononcé, qui est mûr en hiver. Il est riche en vitamine C. La chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n’est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l’année et les fruits mûrs nés des fleurs de l’année précédente.

Répartition

L’arbousier est présent dans l’ensemble du pourtour méditerranéen occidental, presque exclusivement sur sols siliceux, parfois sur des calcaires non actifs. Il est le compagnon du chêne liège (Quercus suber) sur sol acide.
Concernant le quart Sud-Est de la France, on le trouve abondamment dans certaines régions des Pyrénées Orientales, le Var (Maures et Estérel) et en Corse. Dans le Sud-Ouest, il est très répandu le long de la côte landaise sur les sols sablonneux compris entre Bordeaux et l’océan, et remonte au nord jusqu’au littoral de la Loire-Atlantique.
L’arbousier est une espèce assez rustique, et son aire de répartition remonte le long des côtes atlantiques jusqu’en Bretagne, et même au Sud de l’Irlande, où il trouve un sol et un climat tempéré (gelées rares).
Il porte différents noms : madroño, medronheiro, corbezzolo, albatro, Hagapfel, Meerkirsche, Westliche Erdbeerbaum, (Irish/Killarney) Strawberry Tree, Apple of Cain, Cane Apple… On en tire une liqueur, un vin distillé en brandy, du miel sarde (amaro de corbezzolo), une eau de vie portugaise (aguardente de medronho)…
Dans la partie orientale du bassin méditerranéen, il existe une autre espèce d’arbousier, l’arbousier de Chypre Arbutus andrachne, présente dans les Balkans, en Grèce et en Turquie. Un hybride entre ces deux espèces Arbutus × andrachnoides est également connu.

Peinture espagnol d'arbousier

Peinture espagnol d’arbousier

Utilisation du fruit comestible

L’écorce brun rouge est diurétique. En décoction, sa racine est utilisée contre l’hypertension. On lui attribue des propriétés anti-inflammatoires, il est également efficace contre les rhumatismes. Les feuilles, l’écorce et le fruit sont réputés astringents, et efficaces pour stopper la diarrhée (pris en décoction).
Le fruit peut être consommé cru, être utilisé pour la confection de confitures et de pâtisseries, ou fermenté pour produire une boisson alcoolisée. Il possède une très légère toxicité : consommé cru en trop grande quantité, il peut induire des coliques bénignes.
Les feuilles se récoltent à l’automne, le bois et la racine peuvent l’être à la même époque ou au printemps.

Culture

Plante essentiellement sauvage en France, bien que mentionnée comme arbuste ornemental, dont l’usage dans les parcs et jardins est répandu en Espagne.
L’arbousier est un arbre de croissance lente rustique jusqu’à -15 °C. Il se multiplie par semis ou bouturage.
Il préfère les sols acides, riches et bien drainés et une exposition ensoleillée.
L’arbousier présente une racine pivotante qui peut atteindre plusieurs dizaines de mètres.
On peut en apercevoir en zone de failles calcaires à l’aven Grotte de la Forestière en Ardèche.

Ennemis

La chenille du papillon de jour (rhopalocère) suivant se nourrit d’arbousier :
Nymphale de l’arbousier, Jason, Pacha à 2 queues, Charaxes jasius (Nymphalidae).

Cultivars

Le cultivar ‘Compacta’ est le plus adapté à la culture en pot. Le ‘Rubra’ donne des fleurs roses au lieu des blanches classiques et ce cultivar est aussi le plus résistant à la sécheresse.

Dans les arts

L’arbousier est présent sur les blasons de Madrid, El Madroño et Navas del Madroño (madroño étant le nom espagnol de l’arbousier).
L’Arbousier est une nouvelle de la romancière anglaise Ruth Rendell, dont l’action se déroule lors d’un étrange été dans l’île espagnole de Majorque, dans les Baléares.
L’arbousier est présent, dans la symbolique, dans le tableau Le Jardin des délices de Jérôme Bosch appelé aussi la peinture de l’arbousier.


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L’arbouse (ou arbouse de Chine) est un fruit subtropical cultivé en Asie depuis des milliers d’années. Nous savons, aujourd’hui, que l’arbouse est un fruit également cultivé en France (en Corse ou en Provence).

Ce super-fruit est souvent confondu avec les litchis dû à leur ressemblance physique.
En effet, l’arbouse est un fruit rond et rouge (lorsqu’il est mûr). Sa taille est de 1 à 2cm. Il a un goût à la fois sucré et légèrement acidulé. L’arbouse est une baie charnue dont la chair jaune de nombreux petits pépins. La peau est épaisse, rugueuse et recouverte de petites pointes coniques.
Pourtant, son arbre : arbousier n’est pas reconnu comme étant un arbre fruitier ; d’où son nom latin un “edo” (je n’en mange qu’une fois). Sa taille varie de 1.5 à 10 mètres et peut son extension peut aller de 4 à 5 mètres.
L’arbousier résiste aux gels (-12°C à -15°C) et possède un large panel de sol (calcaire, sablonneux) ou d’exposition où il peut pousser. Cependant, il se passe un an entre la floraison et la maturité du fruit.
L’arbousier est capable de s’autopolliniser.

Arbouse bio cultivée en Asie depuis des milliers d'années

Arbouse bio cultivée en Asie depuis des milliers d’années

Composition de l’arbouse

L’arbouse est apprécié pour sa haute teneur en vitamines anti-oxydantes. Il contient également de la béta-carotènes (permettant de bronzer sans danger)
Il contient également de l’eau, des glucides , des protides et des lipides.

Sous quelles formes peut-on retrouver l’arbouse

Dés le Moyen-Age , l’arbouse était utilisé pour faire de l’alcool.
Aujourd’hui, nous pouvons trouver l’arbouse sous forme de confiture, gelée ou compote. Ainsi que sous la forme de vinaigre, de liqueur ou de vin.
Parfois il est consommé sous forme de conserve.

Quels sont les effets bénéfiques de l’arbouse ?

Les feuilles : provoquent la contraction des tissus et des vaisseaux sanguins et stimulent la coagulation du sang
Elles ont des propriétés diurétiques et antiseptiques.
Les écorces, les feuilles et les fruits : utilisés pour le tannage des peaux.
Les écorces : contre les diarrhées.
Les fleurs : favorisent la transpiration et aident à réduire la fièvre.
Les racines : utilisées en décoction contre l’hypertension et l’artériosclérose.
A haute dose, le fruit peut être stupéfiant.

Arbouse : doses requises

Selon l’étude* de P. Bizouard et J. C. Favier, l’arbouse (à haute quantité) peut provoquer des vertiges et des épisodes diarrhéiques. Ils pensent aussi que les personnes atteintes de lithiase oxalique ne devraient pas en consommer.
D’ailleurs, l’arbouse possède une très légère toxicité. Lorsqu’il est consommé cru et en trop grande quantité, il peut induire des coliques bénignes.
Il est conseillé de demander l’avis d’un pharmacien ou d’un médecin avant toute consommation.


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L’arbousier commun (Arbutus unedo), est un arbuste typique des forêts occidentales méditerranéennes.

Il est surnommé l’arbre à fraises dans les pays anglo-saxons (Strawberry Tree) où sa relative rusticité lui a permis de se naturaliser jusqu’en Irlande. Au cœur de l’hiver, cet arbre au feuillage persistant garde à la fois son feuillage, ses fleurs, blanches ou roses, et ses magnifiques fruits rouge écarlate.

Des fleurs à l’automne

L’arbousier peut dépasser 10 m de haut mais il atteint plus classiquement 4 à 7 m. En isolé, son emprise au sol peut atteindre facilement 4 mètres de diamètre. Ses feuilles à bordure dentée d’une dizaine de centimètres de long sont persistantes. Ovales, vert foncé et luisantes au-dessus, elles sont riches en tanins.
Les fleurs blanc-verdâtre, en forme de clochettes blanches pendent sous forme de jolis grelots. Elles apparaissent en septembre-octobre, en même temps que les fruits et sont mellifères. Le savant grec de l’antiquité, Théophraste, disait de la fleur d’arbousier qu’elle était « creuse comme une coquille d’œuf brisée par un coup de bec ». Cela n’est guère étonnant pour un arbre qui appartient à la famille des Ericacées autrement dit des bruyères.

Des fraises en hiver

Le fruit, appelé arbouse, est une drupe charnue orangé et rouge à maturité. Sphérique et à peau rugueuse, elle est couverte de petites pointes coniques. Si sa forme et sa couleur rappellent celles des fraises, son goût est en revanche peu prononcé. Riche en vitamine C, sa chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n’est donc pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l’année et les fruits mûrs nés des fleurs de l’année précédente. En hiver, les arbouses constituent une nourriture très opportune pour les oiseaux en cette saison de disette.
Arbutus désigne en latin le nom de l’arbousier et arbutum celui de l’arbouse. Le botaniste Linné lui a affublé le nom d’espèce unedo d’après un texte de Pline l’Ancien qui aurait parlé en ces termes de la faible qualité gustative de ses fruits : « L’arbouse est un fruit sans mérite ; je n’en mange qu’une (unum edo) ».

Ces fruits comestibles, il est vrai un peu farineux, sont pourtant appréciés en Espagne où ils entrent dans la composition de certains gâteaux. Les arbouses figurent même sur le blason de la ville de Madrid en compagnie d’une ourse tentant de les manger !

Le fruit peut être consommé cru, être utilisé pour la confection de confitures et de pâtisseries, ou fermenté pour produire une boisson alcoolisée. Au Portugal, il entre dans la composition de l’Aguardente de Medronho, une eau de vie à base d’arbouse fermentée, vieillie 8 ans en fûts de chêne, qui titre 40% d’alcool et qui se boit en digestif.

De la Grèce à l’Irlande et sur la façade atlantique française

Présent dans l’ensemble du pourtour méditerranéen occidental, il pousse presque exclusivement sur sols siliceux, parfois sur des sols au calcaire non actif. Il est le compagnon du chêne liège (Quercus suber) et du pin maritime sur sol acide. En France, on le trouve abondamment dans le massif des Albères au sud des Pyrénées Orientales, dans le Var dans les massifs des Maures et de l’Estérel et en Corse. Il est également très présent sur la frange littorale des forêts de pins maritimes des Landes et de Gironde. L’arbousier est une espèce assez rustique, tant et si bien que son aire de répartition remonte le long des côtes atlantiques jusqu’en Bretagne, et même au Sud de l’Irlande dans la région de Killarney, où il trouve un sol et un climat tempéré qui lui conviennent parfaitement.

Un arbre peu exigeant

L’arbousier est un arbre de croissance lente et il est rustique jusqu’à -15°C sur une période assez courte. Il peut donc être cultivé en grands bacs au nord de la Loire ou dans un espace ensoleillé et abrité à l’abri d’un mur pour les zones plus continentales de l’Ouest de la France. Il pousse aussi très bien à mi-ombre, comme dans les sous-bois de pins maritimes.
Il se multiplie par semis mais la croissance est alors très lente. De plus cette espèce est pyrophile ; le passage du feu est donc nécessaire pour lever la dormance des graines. Les boutures et le marcottage ne sont pas évidents à réussir mais c’est un arbuste assez facile à trouver en jardinerie. Et ne vous avisez pas de l’arracher dans la nature en Bretagne car c’est une espèce protégée dans cette région de France. De plus, il supporte mal la transplantation. Il faut donc bien réfléchir à son emplacement car, une fois adulte, l’arbre fait facilement quatre à six mètres de diamètre.
Son port est buissonnant et son tronc souvent court. Son écorce est écailleuse d’un gris-brun s’exfoliant légèrement, avec des branches tortueuses. Il préfère les sols acides, riches et bien drainés et une exposition ensoleillée. Il ne demande aucun engrais particulier et ni d’arrosage en été. Sa croissance peut être ralentie par des attaques de cochenilles et de thrips ; elles sont généralement bénignes et ne nécessitent aucun traitement particulier.

L'Arbousier, des fraises en hiver

L’Arbousier, des fraises en hiver

Des cultivars et des cousins grecs et américains

Des cultivars d’Arbutus unedo existent comme A. unedo ‘Compacta’ dont la petite taille convient bien à la culture en pot. Arbutus unedo ‘Rubra’ est le seul arbousier qui donne des fleurs roses au lieu des blanches classiques ; ce cultivar est aussi très résistant à la sécheresse.

Dans la partie orientale du bassin méditerranéen, il existe une autre espèce d’arbousier, Arbutus andrachne qui est présente dans les Balkans, en Grèce et en Turquie. Un hybride entre ces deux espèces Arbutus x andrachnoïdes peut également se rencontrer dans cette région sud de l’Europe. Un très bel exemplaire d’A. andrachnoides est visible au Jardin botanique de Montpellier. Cette espèce à une très belle écorce rouge orangé très lisse.
Arbutus menziesii est le cousin d’Amérique du Nord et de Colombie britannique, il peut atteindre 6 à 30 mètres et ses feuilles aussi beaucoup plus grandes que celles de ses cousins européens puisqu’elles peuvent atteindre 7 à 15 cm. Son écorce s’exfolie en longues lanières rougeâtres laissant apparaître une jeune écorce verte. Ses fleurs sont généralement blanches voire légèrement rosées.